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9 septembre 2010

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Brèves de Lien Social

  • L’Ones demande une session de rattrapage
Postée le 7 septembre 2010

L’Ones (organisation nationale des éducateurs spécialisés) demande l’organisation d’examens de rattrapage pour compenser les ratés au démarrage de la nouvelle formule du DEES. En effet, le taux d’échec qui avoisine les 25 % en moyenne, mais qui peut s’élever à 50 % dans certaines écoles, est le double des résultats habituellement obtenus. De nombreux étudiants qui avaient de bons voire de très bons résultats pendant l’année ont échoué à l’examen. Inquiète de cette situation, l’Ones a lancé une enquête pour essayer de comprendre les raisons de cet échec. 420 témoignages, émanant d’étudiants et de personnes ayant assumé les fonctions de jury à l’examen ou de formateurs, sont parvenus à l’organisation. Ils peuvent être consultés en détail sur le site de l’Ones.
Trois causes principales apparaissent : des centres de formations n’ont pas pu s’approprier suffisamment la réforme du DEES, des jurys n’étaient pas assez préparés à ce nouveau cadre d’examen et le nouveau diplôme s’appuie sur un référentiel métier de tous les savoir-faire liés au métier d’éducateur spécialisé « qui se trouve en décalage, dans certains de ses aspects, avec des valeurs et principes déontologiques des professionnels de terrain ». Par ailleurs, le nouveau système de notation où une seule note en dessous de la moyenne est éliminatoire, est vivement critiqué. L’Ones demande à la DGCS (direction générale de la cohésion sociale) et à la DGESIP (direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle) l’organisation d’une session de rattrapage pour les étudiants ayant échoué. L’occasion de rappeler l’importance de la constitution d’un comité de suivi de la réforme auquel l’Ones entend participer, afin d’« évaluer sa pertinence et son adaptabilité au terrain ».

  • Sombre tableau pour les Roms
Postée le 26 août 2010

Le rapport annuel de Romeurope sur la situation des Roms migrants en France tombe à pic. Alors que ces Roms sont actuellement l’objet de tous les amalgames, jugements racistes et violations du droit, Romeurope note, en préambule de son rapport, que « L’évolution actuelle des politiques et des discours est alarmante car elle accentue la précarité en même temps qu’elle favorise des comportements racistes ou xénophobes ». Ils n’avaient pourtant pas besoin de cela. Le rapport liste un nombre accablant de droits bafoués : non-accès au circuit classique du logement, création d’un habitat « adapté » de type caravane alors que cette population est depuis longtemps sédentaire dans son pays d’origine ; non-accès à l’école pour les enfants, souvent en raison des expulsions, des refus ou retards d’inscription ; exclusion des dispositifs d’accès à l’emploi, des structures de soins… Le tableau est noir. Romeurope rappelle que « comme ressortissants européens, citoyens roumains ou bulgares, demandeurs d’asile ou sans papiers, comme sans abri, demandeurs d’emploi ou malades, comme enfants d’âge scolaire, parents en situation précaire ou mineurs isolés, ils bénéficient de droits et libertés inaliénables à respecter comme pour tout autre individu présent en France ». Le collectif souligne qu’il n’existe pas de « problème Roms » qui mériterait « des dispositions dérogatoires ou mesures particulières, le droit commun doit demeurer la règle. Ceux qui parviennent à trouver un emploi, à accéder à un logement, à avoir leurs enfants scolarisés se fondent dans le paysage comme les autres migrants  ».

  • Espace vie adolescence (EVA) toujours menacé
Postée le 30 juin 2010

En Seine-Saint-Denis, depuis vingt-six ans, le service éducatif Espace vie adolescence (EVA) offre un lieu de parole, d’écoute et de soins à des jeunes filles en grande difficulté (voir LS 972). Menacé de fermeture, il est toujours en danger. « Contrairement aux déclarations de la Direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse d’Ile-de-France (DIRPJJ), EVA risque de fermer ses portes au 1er septembre, dénonce le Mouvement Français pour le planning familial (MFPF) partenaire de la première heure de cette structure gérée par la PJJ. Il souligne l’absurdité de cette situation alors même que le gouvernement a déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes Grande cause nationale 2010. « A ce jour, nous sommes en attente d’engagements fermes et écrits de la part de la DIRPJJ quant à l’assurance de moyens financiers, de locaux et de personnel pour assurer la transition entre l’équipe actuelle et un éventuel repreneur institutionnel et/ou associatif. » Le planning familial attend qu’une solution soit trouvée lors de la rencontre prévue entre le directeur de la DIRPJJ et le Préfet à l’égalité des chances de Seine-Saint-Denis. EVA effectue chaque année 1 500 accueils de jeunes filles en difficulté. Pour soutenir ce lieu unique en France, une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 700 signatures.

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